« Nous sommes en 200 avant Jésus-Christ ; toute la Gaule est occupée par les Romains… Toute ? Non ! Car un village peuplé d’irréductibles Gaulois résiste encore et toujours à l’envahisseur. »

A 1/2h de Toulouse, ex Tolosa, juste derrière un champ de chanvre régulièrement déplumé par les amateurs, s’élève un petit village gaulois, site expérimental pour immersion totale : l’archéosite de Rieux Volvestre. Bienvenue au pays des Volques Tectosages !

Ce petit village fort d’une dizaine de maisons a été construit par une bande d’irréductibles rêveurs, avec les moyens et techniques de l’époque, dans un emplacement stratégique et protégé entre la Garonne et la forêt.

Une fois passées les barricades, chaque détour de chemin révèle une belle surprise et une belle expérience. Chaque maison à toit de chaume est construite en tenant compte des expériences de construction des maisons précédentes. Derrière la toute feuillue maison du vannier, se tient la maison du boisilleur, seule et unique du village coiffée d’un toit tout plat. Le premier toit de chaume construit tel quel, sans poutre parallèles à la faîtière a vu s’effondrer la terre du son sommet. Pas de terre, pas de plantation sur la maison ! Pas d’isolation ? Pas grave (sauf peut-être pour le boisilleur). Ça permettra avec le temps de comparer les techniques.

La haut sur la colline, se dresse le sanctuaire… Temple gaulois à ciel ouvert, aux quatre piliers ornés de tout un troupeau de cranes de Blanquettes. Et pour les gaulois, un temple, ça sert à festoyer : tout le village, du feu, à boire, à manger, et de quoi rigoler ! Erreur monumentale d’Uderzo et de son comparse Goscini, les gaulois ne semblaient pas friands de sanglier, leur animal sacré. Ça se comprend d’ailleurs : après avoir bien mangé et bien bu, je ne vois pas qui serait capable d’accrocher un crane de sanglier à deux hauteurs d’homme. Soyons réalistes.

Saviez-vous que les gaulois étaient des mercenaires très recherchés même sans potion magique ?  J’avoue qu’imaginer la scène me fait plutôt rire que verdir de peur, mais à l’époque ça devait être assez effrayant. Imaginez une centurie romaine en rangs serrés avec tout l’attirail classique : armure, casque, bouclier, pilum, épée, jupette (?). Maintenant, imaginez en face une brochette de quelques gaulois tous nus couverts d’un mélange maison de caca fermenté courir vers l’ennemi en braillant comme des cochons et… le meilleur… en passant du marron beurk au bleu outremer par réaction chimique de leur acoutrement odorant. Ça ne vous rappelle rien ? William Walace ?

Le village est aussi truffé d’artisans. Le dinandier enseigne le martelage du bronze et la fabrication de bols d’offrandes et d’armures guerrières. C’est l’occasion d’entendre le son du métal des dieux : le son de l’Airain.

Le tisseur expérimente et construit avec les moyens de l’époque différents métiers pour obtenir chaque motif souhaité. Ici il tisse une ceinture avec un métier à tablettes.

Mon préféré est certainement le forgeron qui fabrique en deux temps trois mouvements, ou à peine plus, le fameux briquet gaulois utilisé jusque pendant la der des der. Un briquet gaulois + un petit caillou de rien du tout et c’est la fête des étincelles. Et ça fonctionne même avec un gravillon du parking, fort peu gaulois, je l’admets. Merci le lobby des allumettes.

Il y a aussi un potier, un jardin de simples gaulois, un atelier de travail du cuir, une fabrication de monnaie, des animaux… Tout est sur le site internet du village gaulois !

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