Kimono : ok ; ceinture : ok ; zoories : ok  ; baton mi-long : ok ; carte du club : ok ; certificat médical : ok ; screugneugneu de strapping : ok ; entrainement cardio : (presque) ok ; remise à niveau musculaire : euh… Bref. Aiki-Tai-Do, me revoilà !

Après un an et demi de salle de sport et d’appareils de torture, J-5 avant la reprise des choses sérieuses.

La problématique du moment sera de résister au premier échauffement, tout en convainquant les rayures que oui, bien sûr, ça ne voit pas, mais je vous assure, vous avez eu to-ta-le-ment raison de me laisser revenir avec ma belle ceinture bleue !

Mise en conditions. Tout commence par une quizaine de tours de tamami au pas de course à l’endroit, pas vite, vite, re pas vite, re vite, accroupi, debout, en sautant, les bras en l’air, sans discuter avec les potes de tout ce qui s’est passé pendant les vacances d’été. Pour les tours sur le côté et à l’envers, je compte sur les rubans blancs pour imposer un rythme d’escargot. Avec un peu de bol on n’aura peut-être pas droit tout de suite à la série de course animalière, personne n’a d’assez bons abdos dès le mois de septembre. Et surtout, il y a toujours des gens qui regardent au premier entraînement. C’est un peu gênant.

Je m’explique : la course des limaces… Que de bons souvenirs. A côté la course des lapins ou des grenouilles ou même celle des araignées, c’est de la rigolade. Pour information, on commence presque toujours par les lapins, puis les grenouilles parce que ça permet de poser les mains par terre. Ensuite, ce sont les crabes au ralenti, les araignées, et tout un tas de bestiaux chacun plus bas que le précédent. Et quand on croit enfin pouvoir rester affalé dans la poussière, voici venir le temps des limaces. A plat ventre, les mains dans le dos, les pieds relevés, les genoux collés et la tête en l’air. Interdiction d’utiliser les mains, les pieds, les bras, les jambes, la tête, le cou. Braff (choc d’une grosse main musclée contre un kimono noir délavé) ! Pas le temps de réfléchir. C’est parti pour cinq minutes de folie furieuse. Dix mètres, pour une limace, c’est très long.

A cet instant, deux solutions se présentent. La première consiste à dire au revoir à sa pudeur en montrant direct ses fesses à ceux qui attendent derrière, gloussant comme les inconscients qu’ils sont, et opter pour la démarche de la chenille. La seconde consiste à abandonner sa crédibilité en osant la rotation à 90° et opter pour le rouler-bouler qui assure une arrivée en tête de file mais c’est de la triche. Après trois ans d’entraînement, j’avoue n’avoir toujours pas réussi à décider quelle est ma solution préférée.

Enfin bref, retour aux traversées de tatami, pour ceux qui sentent encore leurs abdos et dont les poumons ne se sont pas enflammés, c’est parti pour l’échauffement. Si, si, l’échauffement c’est maintenant. Avant c’était la préparation. Quatre-vingts petits exercices de rien du tout pour se réchauffer de partout de la tête aux orteils, même que ça pique à des endroits où ça ne devrait pas. Et quand on est tout chaud : réchauffement musculaire. Adbos du haut, du bas, du côté, en mouvement, statique, de tous les côtés, puis les pompes sur les paumes, les poings, les doigts dehors, les doigts dedans, les doigts en rond, le bout des doigts… Et l’apothéose : les chutes.

Et là, ça se complique. J’ai toujours eu du mal à sauter la tête la première sur le tatami. Le truc, c’est qu’après ce qui précède, j’ai tendance à avoir une confiance limitée en mes petits bras pour l’amorti de la chute et le passage en roulade. On se demande pourquoi…

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